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EDF, Naval Group et le pari risqué des SMR.

Les difficultés rencontrées par EDF sont préoccupantes, d’autant plus qu’elles touchent également Naval Group. Global Chance, comme à son habitude, ne manque pas de critiquer, souvent avec des inexactitudes.

Contrairement à certaines idées reçues, un SMR n’est pas simplement une version miniature d’un EPR. Bien qu’il y ait un engouement quelque peu excessif pour les SMR, la raison en est claire : de nombreuses start-ups recherchent des subventions, même si elles risquent ensuite de prouver que leur technologie n’est pas viable.

Il est difficile de comprendre comment une start-up peut proposer un réacteur de fusion, alors que le projet ITER, malgré des investissements colossaux, peine à avancer.

EDF va redéfinir le design de Nuward, son projet de petit réacteur modulaire (SMR), en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le Commissariat à l’énergie atomique, TechnicAtome, Naval Group, Framatome et Tractebel. Cette évolution vise à baser le design sur des technologies éprouvées, améliorant ainsi la faisabilité technique. Nuward, déjà en phase d’avant-projet détaillé, a soumis ses options de sûreté à l’Autorité de sûreté nucléaire en juillet 2023. Cette décision de redéfinition intervient après des discussions approfondies avec les acteurs du marché pour répondre à la demande future. EDF reste engagé dans la réalisation d’un SMR de génération 3 avec Nuward, sans prévoir de suspension du projet à ce stade.

La priorité sera désormais aux EPR qu’il va falloir défendre selon la configuration de l’Assemblée Nationale.

Direction des Études Économiques.