Les rentes de congestion : une ressource à réinvestir pour améliorer le réseau et réduire les coûts des consommateurs.

Les gestionnaires de réseaux, en tant qu’acteurs essentiels de l’infrastructure électrique, ne peuvent en aucun cas tirer profit des rentes de congestion, car cela les inciterait à en provoquer délibérément.

Si de telles rentes étaient perçues comme une source de profit, les gestionnaires pourraient être tentés de maintenir ou d’aggraver la congestion des réseaux, ce qui irait à l’encontre de l’objectif d’une gestion optimisée et efficace du système.

Il est donc impératif que ces rentes soient utilisées de manière productive, en particulier pour réduire les congestions ou financer des améliorations du réseau. L’objectif est de favoriser une gestion dynamique et performante du système électrique, en prenant des mesures permettant d’augmenter la capacité des réseaux, d’optimiser leur utilisation et de prévenir les déséquilibres.

Ces investissements dans l’infrastructure doivent se traduire par une prise en compte dans le calcul du TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité), qui régule les tarifs d’acheminement de l’électricité.

Ainsi, une partie de ces rentes doit être réinvestie dans l’amélioration du réseau, contribuant à sa résilience et à une réduction des coûts à long terme.

Ce mécanisme se répercute directement sur la facture des consommateurs, car il influe sur la détermination du TURPE.

L’objectif est d’assurer une gestion équitable et transparente des coûts liés à l’acheminement de l’électricité, tout en garantissant que les usagers bénéficient d’un service de qualité, stable et compétitif.

Direction des Études Économiques.